𝗨𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗴𝗿𝗮̂𝗰𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹’𝗶𝗿𝗿𝗲𝗺𝗽𝗹𝗮𝗰̧𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗔𝗻𝗱𝗿𝗲́ 𝗠𝗮𝗻𝗼𝘂𝗸𝗶𝗮𝗻

Comme promis, cette journée des Assemblées générales de la FICIME et de ses syndicats s’est terminée, avant le succès du cocktail final, en rendant hommage à ce lieu à l’exceptionnelle acoustique grâce à l’intervention du célèbre musicien et animateur André Manoukian avec son grand piano.

Un moment de charme impossible à traduire en mot tant il sait mélanger la musique et le récit, les explications, les digressions sur la vie, l’amour, la spiritualité et même parfois la politique. L’occasion d’apprendre par exemple que l’origine du jazz vient… de la révolution française avec la danse et la musique fêtant la mort par la guillotine du sanglant tyran de la terreur, Robespierre (devenu ensuite le cake-walk puis le ragtime en traversant l’Atlantique et en inspirant les esclaves noirs) ou encore que la conservation des œuvres musicales des grands maîtres – Bach, Mozart, Haydn… – ne date que du dix-neuvième siècle avec Mendelssohn, contemporain de Liszt, Chopin, Wagner ou Berlioz et qu’auparavant rejouer ou reprendre un air déjà composé était honnis ( !).

D’où un hymne d’André Manoukian à l’improvisation – « pourtant mal vue en entreprise » glisse-t-il comme quoi l’homme a de l’à-propos – pour sortir des carcans et laisser libre cours à son imagination, loin des contraintes du solfège. Un précepte que pendant plus d’une heure trente, le musicien a mis en pratique avec son instrument, pour le plus grand plaisir des deux cents convives remplissant l’auditorium, à l’invitation de la FICIME et de ses syndicats affiliés.