Le rapport de la Direction Générale du Trésor indique qu’en 20 ans, la France s’est progressivement insérée dans les chaînes de valeur mondiales : sa production industrielle inclut directement près de 40 % d’intrants étrangers, dont plus de la moitié provient de pays européens.

Pour identifier les biens « vulnérables », les importations extra-européennes d’environ 5 000 catégories de produits ont été analysées en prenant en compte :

  1. la concentration des importations de chaque produit depuis un nombre réduit ou non de pays fournisseurs hors UE
  2. et la centralité du produit, c’est-à-dire l’existence ou non d’alternatives pour se fournir en provenance d’autres pays.

Selon cette méthodologie, la vulnérabilité des importations françaises hors-UE apparaît comme faible.

Le rapport conclut toutefois sur le fait que l’identification de ces vulnérabilités ne doit pas faire perdre de vue les avantages que présente la possibilité de s’approvisionner depuis l’étranger, tant sur le plan de l’efficacité économique que de la sécurité d’approvisionnement, y compris en temps de crise.

 Consulter le dossier n° 274 (Décembre 2020),  » Vulnérabilité des approvisionnements français et européens  » (economie.gouv.fr)