La FICIME a organisé en mars un webinaire consacré à un sujet particulièrement stratégique pour les entreprises : la rupture des relations commerciales établies, abordée à la lumière des évolutions jurisprudentielles récentes.

À travers cette intervention, les adhérents ont été sensibilisés à un point essentiel : si la rupture d’une relation commerciale est en principe libre, ses modalités d’exécution peuvent générer un risque juridique et financier significatif. Ce n’est pas la décision de rompre qui est sanctionnée, mais son caractère brutal. 

Le webinaire a permis de revenir sur le cadre posé par l’article L.442-1 du code de commerce, qui impose notamment le respect d’un préavis suffisant, déterminé en fonction de la durée et de l’intensité de la relation. L’analyse de la jurisprudence récente a illustré la manière dont les juges apprécient concrètement la notion de « relation commerciale établie » et les critères de brutalité (durée, dépendance économique, usages, comportement des parties).  Une attention particulière a été portée aux situations à risque, notamment en cas de rupture partielle (baisse significative des volumes, modification des conditions économiques), souvent sous-estimée mais susceptible d’être sanctionnée dans les mêmes conditions qu’une rupture totale. 

Enfin, des recommandations opérationnelles ont été partagées afin de sécuriser les pratiques : formalisation d’un préavis écrit et daté, maintien des conditions contractuelles pendant la période de préavis, anticipation du risque financier et vigilance accrue dans le cadre des négociations annuelles. Ce webinaire a ainsi permis de rappeler les bons réflexes à adopter pour concilier impératifs business et sécurité juridique dans la gestion des relations commerciales.