l'innovation FICIME

Lors de la dernière assemblée générale de la FICIME, Idriss Aberkane y a donné une conférence sur l’innovation inspirée du vivant. Son message est aussi écologique qu’économique : on peut réconcilier emploi et nature.

La nature est belle. Pas seulement : elle est aussi brillante, bien plus évoluée que nous, littéralement. La nature a 4,5 milliards d’années de R&D d’avance sur nous. Pour chaque problème rencontré par l’homme, la nature a souvent une solution. Elle est véritablement le plus grand laboratoire dont les résultats sont à notre disposition.

Imiter, ou essayer d’imiter les avancées technologiques de la nature

C’est en cela que consiste le biomimétisme. Idriss Aberkane le martèle partout : « la nature est une bibliothèque dont nous brûlons les livres au lieu de les lire ». On ne brûle pas les laboratoires de R&D des GAFA, alors pourquoi brûlons-nous la bibliothèque qui a le plus à nous apprendre ?

Animaux fantastiques

L’arénicole, ce petit ver de plage que l’on peut trouver en Normandie, possède une hémoglobine universellement transfusable, comme le O négatif.  Autre exemple, le cône géographe produit un venin contenant une toxine foudroyante, très précise et très convoitée par les neurosciences. Sur le marché, ce venin vaut 800 millions de $ au kg. Mais bizarrement, ce coquillage est vendu 3$ comme souvenir en Malaisie. Enfin, l’incroyable crevette-mante, dont la pince, pouvant développer la puissance d’une balle de fusil, peut créer une bulle de vide sous l’eau. Des étincelles atteignant 22 000 °C apparaissent un court instant…

Selon Idriss Aberkane, s’inspirer de la nature, miser sur le biomimétisme, utiliser l’économie de la connaissance, c’est se diriger vers un monde où l’on ne pollue pas. Dans la nature, il n’y a ni déchet, ni chômeur…